Kiinzah : « Engrenages est une histoire vraie romancée qui dénonce nombres de maux que vivent anonymement plusieurs personnes de couleurs sur des terres étrangères »

Loin de la scène musicale depuis plusieurs mois, l’artiste chanteuse Morgyane Fadonougbo alias Kiinzah renoue le contact avec le monde culturel par la littérature. Elle lance cette semaine un roman intitulé « Engrenages ». En entendant, elle partage avec ses admirateurs un aperçu du livre et sa nouvelle aventure d’écrivaine. Découvrez !

KINZAH AFFICHE

Morgyane Fadonougbo alias Kiinzah

Morgyane Fadonougbo alias Kiinzah

Mamabenin : Morgyane Fadonougbo bonjour !

Kiinzah : Bonjour Mamabenin, je profite de ce créneau pour saluer toute votre équipe et tous les lecteurs.

Mamabenin : Tu prépares pour le 15 février le lancement de ton premier livre, comment te sens tu ?

Kiinzah : (Rires!) euh là je suis beaucoup plus sereine ! En début de semaine, je n’étais pas forcément dans le même état d’esprit. Je me mettais la pression toute seule croyant que tout reposait sur mes épaules mais j’ai ma maison Lysons Editions qui se charge de tout, jusqu’au moindre petit détail et je lui suis vraiment reconnaissante.

« Engrenages » c’est le titre de cette œuvre. Pourquoi « Engrenages » ?

Kiinzah : « Engrenages » parce que c’est le mot le plus complet qui pouvait définir le parcours macabre que va traverser cette jeune consœur, héroïne du roman. J’aurais pu le nommer « Piégée » ou « Traquée » pour mettre l’accent sur ce guet-apens dans lequel elle s’est laissée prendre, mais au delà de cette trappe, et de ce personnage principal, plusieurs autres braves filles que j’appelle affectueusement « des perles de prix » puisque c’est cela la valeur que nous avons tous aux yeux de la Miséricorde Divine se retrouveront également prises dans ce tourbillon de maux. La captivité, l’oppression, la violence et les diverses épreuves qu’elles surmonteront m’inspireront « Engrenages ».

Qu’est-ce-que tu racontes dans ce livre ?

Kiinzah : « Engrenages » est un roman noir, un roman témoignage qui nous plonge dans l’univers naïf d’une jeune béninoise, pleine de vie, remplie de rêves, aux valeurs assez traditionnelles. Dans sa quête de romance, elle trouvera le grand amour, se retrouvera en France et vivra autrement le rêve occidental. Triste réalité d’une minorité anonyme ! Piégée, traquée, criblée, elle vivra l’enfer et sa survie ne dépendra que d’une chose : l’amour des siens. Sa volonté de vivre sera alors l’arme redoutable face aux épreuves auxquelles elle se retrouvera quotidiennement confrontée.

Le livre raconte des histoires inspirées de faits réels lit-on. C’est votre histoire ou celles de ceux qui vous entourent ?

Kiinzah : « Engrenages » est une histoire vraie romancée. C’est un roman engagé qui dénonce nombres de maux que vivent anonymement plusieurs personnes de couleurs (puisque c’est ainsi qu’on nous appelle) sur des terres étrangères. C’est alors à juste titre qu’il est écrit pour servir de sentinelle, dénoncer et éclairer la voie des milliers d’âmes qui se perdent encore dans cet engrenage.

Kiinzah de la musique à la littérature ! Comment les fans doivent comprendre cette nouvelle passion?

Kiinzah : Cette passion n’est pas naissante ! Elle est et demeure première, car pour chanter mes textes, il fallait que je les écrive d’abord, que je les traduise après ou que je les fasse peut être traduire aussi la plupart du temps. Et même en Français en Anglais ou dans nos prestigieuses langues africaines, la chanson est d’abord parole, donc écriture. J’empruntais alors de cet art pour donner du sens à ma musique afin d’en faire une musique qui s’écoute plus qu’elle fait danser. Des fans j’en ai pas !

Comment ?

Kiinzah : (Rires!) J’ai une famille ! Mes fans comme vous dites représentent ma famille. Chaque membre m’est précieux et leurs conseils ont toujours été utiles. J’ai fais une surprise à beaucoup en me révélant « auteure » d’Engrenages, et mes appréhensions se sont assez vite dissipées, faisant place à un soutien de masse. Ce qui ne fait que me conforter dans ma nouvelle dynamique d’écrivaine engagée.

Dans une précédente interview que tu avais accordée à ce site mamabenin.com tu disais que « Le temps et mon travail ne me permettent pas de me vouer véritablement à ma passion qu’est la musique ». La littérature t’offre plus d’ouverture ?

Kiinzah : Euh… je ne saurais répondre avec exactitude à cette question puisque je n’en suis qu’à mes débuts. Il est vrai que pendant près de deux années, j’ai vécu dans l’ombre des autres à travers la rédaction de courriers administratifs, l’écriture des projets de création mais aujourd’hui je voudrais laisser une chance à ma plume afin qu’elle puisse porter mon empreinte et porter mon engagement au delà de toutes mes espérances.

Comment trouves-tu ton avenir dans ta nouvelle aventure d’écrivaine ?

Kiinzah : Humm !! Dans l’inédit que représente notre Père Céleste, je m’accomplirai certainement, soutenue et affermie dans les entrailles de sa miséricorde. Rien n’est en mon pouvoir ! Il est source de toute connaissance, de toute sagesse donc de toute inspiration et je fais de lui mon guide et ma référence. Comme le dit sa Parole « quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie et le visage ne se couvre point de honte ». Je reste accrochée à lui et je nous souhaite à tous un présent et un avenir merveilleux.

Mamabenin : Kiinzah bonne chance pour le 15 !

Kiinzah : Merci Mamabenin ! Merci à toute votre équipe, merci à nos chers lecteurs. Un coucou spécial à Bismarck Sossa. Je remercie mes parents, ma grande famille de facebook, mon staff, ma maison d’édition et toutes les personnes que je ne connais pas mais qui continuent de me soutenir.

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