Urgence sanitaire : Vers la création des Equipes médicales d’urgence (Emu) au Bénin

Ganna Hôtel de Grand-Popo accueille du 26 au 28 février un atelier de sensibilisation des acteurs impliqués dans les situations d’urgence sur l’initiative des Equipes médicales d’urgence (Emu). La rencontre est conduite par des experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’Organisation ouest africaine de la santé(OOAS) sous le leadership du Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (CNLS-TP).

Une vue des participants pendant la cérémonie d’ouverture. Photo: Bismarck Sossa

L’idée de la mise en place des Equipes médicales d’urgence (Emu) au niveau national est une stratégie pour répondre efficacement aux situations d’urgence ou de catastrophe (d’origine naturelle ou humaine). Il s’agit en effet d’équipes de professionnels de la santé prêtes à répondre aux besoins urgents des populations en cas d’événements dramatiques qui ont des conséquences sur la santé humaine.

« Elles (les Emu) prodiguent directement des soins cliniques aux populations affectées par des urgences et des catastrophes et apportent un soutien au système de santé locaux » a expliqué Docteur Sonia Bédié Kossou du bureau pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Bénin lors de l’ouverture de l’atelier de Grand-Popo.

« Les EMU ont pour objectifs de préserver la santé, rétablir la santé, protéger la dignité et sauver des vies » Dr. Sonia Bédié Kossou (OMS/Bénin)

Dr. Sonia Bédié Kossou de l’OMS/Bénin lors de son intervention. Photo: Bismarck Sossa

Depuis quelques années, le concept est en cours de vulgarisation en Afrique de l’Ouest. En juin 2018, le Bénin avait participé à une rencontre conjointement organisé par l’OMS et l’OOAS pour l’ébauche d’un plan de mise en place des EMU au niveau pays. La rencontre de Grand-Popo vise à identifier les modalités de mise en place du dispositif du Bénin.

Le Bénin, comme d’autres pays, fait parfois face à des évènements imprévisibles qui appellent à des actions d’urgence sanitaire. « Les leçons apprises de la gestion de ces évènements ont mis en lumière le besoin de renforcer de nos capacités, de préparation et de réponse à ces urgences » a indiqué Docteur Virgile Lokossou de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS).

Dr. Virgile Lokossou de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS)

Les bonnes intentions ne suffisent pas estime Dr. Virgile Lokossou. « Il faut se préparer pour bien gérer les cas quand surviennent les évènements sanitaires ». En termes de leçons apprises, le représentant de l’OOAS recommande

  • Une mise en place de mécanismes souples et efficaces de gestion notamment dans la mise en place des équipes et un système clair de réponse départementale, nationale et même internationale de façon coordonnée.
  • Des normes standards de qualité pour que les soins qui sont donnés en situation d’urgence soient des soins de qualité et fournis par du personnel qualifié pour pouvoir réduire les conséquences humanitaires des évènements malheureux.
Dr. Aissi Melchior SE du Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (CNLS-TP). Photo: Bismarck Sossa

En procédant à l’ouverture des travaux mardi, le Secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (CNLS-TP) Docteur Aïssi Melchior a déclaré que « Les catastrophes sont imprévisibles et nous devons dès maintenant accepter de revisiter notre vulnérabilité et de les muer en capacité ».

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