Les femmes journalistes plaident pour un accès aux postes de responsabilités dans les médias.

Aurore Saizonou de la CFU. Photo:@Bismarck Sossa

Aurore Saizonou de la CFU. Photo:Bismarck Sossa

La section départementale Ouémé de la Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (CFU) a célébré ce samedi en retard la journée internationale de la liberté de presse.

Commémorée chaque 3 mai dans le monde, elles ont organisé une rencontre avec les acteurs des médias dans les locaux de la Direction départementale du ministère chargé des relations avec les institutions à Porto-Novo.

Sous la conduite de Aurore Saizonou, rédactrice en chef de Radio Alléluia FM et membre de l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique dans les médias (Odem), ces femmes professionnelles des médias ont initié une causerie-débat sur la place de la femme dans les organes de presse au Bénin.

Tout en rappelant le thème central de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse qui cette année est « Accès à l’information et aux libertés fondamentales : c’est votre droit ! », la CFU section Ouémé a convié le consultant média Wilfried Adoun à entretenir les participants à la rencontre d’échange autour du thème « l’accès des femmes aux postes de responsabilité dans les entreprises de presse au Bénin ».

Le choix de ce sujet de réflexion est parti du constat que les postes de responsabilité sont peu occupés par les femmes dans les organes de presse.

Wilfried Adoun lors de sa communication. Photo: Bismarck Sossa

Wilfried Adoun lors de sa communication. Photo: Bismarck Sossa

Selon Wilfried Adoun, plusieurs facteurs expliquent cette observation. « Il s’agit d’abord, des femmes elles-mêmes qui s’intéressent aux sujets mineurs dans les rédactions » indique le communicateur qui ajoute « très peu de femmes s’engagent dans des desks ou des domaines qui offrent de la visibilité à un journaliste ».

Plus loin, il va montrer que l’accession d’une femme à un poste de responsabilité dans une entreprise de presse dépend de sa disponibilité, de son sacrifice face aux responsabilités de foyer, de son engagement à s’investir dans des domaines marqués par une forte présence des hommes, de sa capacité à s’imposer par son professionnalisme.

« Vouloir c’est pouvoir » va conclure Wilfried Adoun qui a invité les femmes de la CFU a montré qu’elles sont capables de relever les barrières qui constituent un frein à leur accession aux postes de responsabilité.

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