GCNF 2022 | Ali Ouattara évoque quelques perspectives à court terme autour des cantines scolaires

Le Représentant Résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin était à la tête du groupe de participants au 23ème Forum mondial sur la nutrition de l’enfant qui a visité l’Ecole primaire publique de Lago dans la commune de Dangbo le jeudi 27 octobre 2022. Au terme de la visite, Ali Ouattara exprime sa satisfaction des témoignages des hôtes puis évoque quelques perspectives à court terme à bâton rompu.

Aujourd’hui on cite le Bénin en exemple grâce à l’engagement du Président de la République à investir dans l’alimentation scolaire. Le gouvernement avoue que c’est aussi grâce à l’expertise du Programme alimentaire mondial. Quel est votre sentiment en tant que patron du Pam au Bénin ?

Ali Ouattara : C’est vraiment de la satisfaction. Il faut reconnaitre que cet engagement du gouvernement ne peut nous laisser insensible. Nous sommes dans la même dynamique pour accompagner le gouvernement. Il se trouve que dans le passé, nous avions dans plusieurs pays, l’expertise de mettre en œuvre les cantines scolaires. Le gouvernement a eu confiance en nous et nous devons aussi répondre pour pouvoir donner satisfaction non pas seulement au gouvernement mais aussi à la communauté et aux enfants. L’avenir du pays, ce sont les enfants. Si nous assurons une bonne nutrition aux enfants, nous assurons un capital humain qui pourra apporter beaucoup plus à l’économie nationale, à la société en général. C’est pourquoi, il faut investir dans les enfants. Et là, le combat que nous menons est le combat pour pouvoir construire un avenir radieux sur la base de la consolidation de la base au niveau des enfants. C’est donc une satisfaction pour nous en tant que Programme alimentaire mondial d’accompagner le gouvernement dans ce processus. Nous remercions le gouvernement pour la confiance placée en nous.

Le 23ème forum mondial sur la nutrition de l’enfant est à sa fin. Quelles sont les perspectives à court terme ?

Ali Ouattara : Vous avez suivi les discours d’ouverture du ministre du développement qui a dit que l’intention du gouvernement c’est de passer à 100%. Nous sommes à un taux de couverture de 75%, soit 5335 écoles, et nous avons 7500 écoles devant vous, donc il y a deux mille et quelques écoles qui devraient être inscrites à la cantine scolaire. Nous travaillons à développer également des partenariats parce qu’il faut tout un ensemble d’éléments qui entourent la nourriture au niveau de l’école. Il faut de l’eau, des infrastructures, des réfectoires, des magasins. Il faut également des structures d’accompagnement. Nous sommes en train de traverser un processus qui est d’augmenter la part de la production locale dans ce que nous apportons dans la cantine scolaire. C’est un défi que nous lançons. En tant que PAM et en tant que gouvernement, nous devons assurer que les aliments qui sont apportés au niveau des cantines scolaires sont produits au niveau local. Cela va permettre de développer l’économie locale. Nous sommes en train de travailler avec d’autres partenaires pour renforcer la capacité des petits producteurs afin qu’ils produisent de qualité et en quantité de sorte que nous puissions augmenter le volume des achats locaux pour accompagner les cantines scolaires. Ce sont les perspectives que nous nous donnons.

Propos recueillis par Blaise Ahouansè de Chasseur Infos

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