D’Avogbana (Bohicon) à Atohoué (Bopa)…Les cantines scolaires favorisent le maintien des filles à l’école et réduisent les cas d’abandon

L’Ecole primaire publique d’Avogbana à Bohicon est l’une des écoles qui a séduit Guy Adoua, le Représentant Résident du Programme alimentaire mondial au Bénin au cours de sa tournée (7 au 9 octobre). Dans cette école de 388 écoliers, parents d’élèves, comité de gestion et directrice collaborent en harmonie pour le fonctionnement normal de la cantine. A bâton rompu avec la directrice Odette Avohou, elle témoigne de l’impact de la cantine sur ses apprenants.

La directrice de l’Epp Avogbana (Bohicon) observe ses écoliers au repas. Photo: Jonas Hounmanou

Mamabenin : Bonjour Madame la directrice ! Pourriez-vous nous dire l’impact de la cantine scolaire sur votre école ?

Odette Avohou : La cantine scolaire est d’une grande importance pour tous les parents d’Avogbana en général et les écoliers en particulier. Elle permet aux écoliers de venir à l’école à temps surtout dans l’après-midi. Quand ils mangent, ils restent dans l’école et ne rentrent plus. Quant aux parents, ça leur permet aussi de vaquer à leurs occupations tout en sachant que les enfants ont le déjeuner à l’école. Cette année par exemple, l’effectif à évoluer parce que  la cantine a permis aux parents d’envoyer beaucoup de leurs enfants à l’école.

Et sur le plan de la performance des enfants ?

Odette Avohou : La réussite des écoliers par exemple a évolué dans toutes les classes cette année. On a eu un bon taux de réussite au Cep. Dès que les enfants sont là, ils révisent leurs leçons et ça leur permet de bien assimiler les séquences de l’après-midi.

Est-ce qu’il avait des cas d’abandon dans l’école que l’arrivée de la cantine a permis d’améliorer ?

Odette Avohou : Oui ! Il y en avait. Il avait des cas d’abandon mais depuis l’année passée le taux d’abandon a diminué considérablement.

Des difficultés dans la gestion de la cantine ?

Odette Avohou : La plus grande difficulté que nous rencontrons ici par rapport à la gestion de la cantine c’est le manque d’eau. Il n’y a pas de point d’eau courante dans l’école donc il faut aller un peu loin avant de payer de l’eau. A part cela, il n’y a pas une autre difficulté en tant que tel. Ensemble on gère et les parents sont contents de la cantine aussi.

Et les contributions communautaires ?

Odette Avohou : Les parents apportent leurs contributions communautaires. Pas à 100% mais ils apportent comme ils le peuvent. Le représentant des parents et le comité de gestion m’aident à sensibiliser les parents parce qu’on s’est entendu  à payer les souscriptions de façon hebdomadaire chaque lundi matin. Ils payent 25 F par jour donc 125 F par semaine.

A l’Ecole primaire publique de Atohoué, la cantine favorise l’égalité d’accès à l’école entre filles et garçons

Le village Atohoué se situe dans l’arrondissement de Lobogo (commune de Bopa) à plus de 50 kilomètres de Lokossa. L’école primaire publique d’Atohoué riche de 235 écoliers (avec une supériorité numérique des filles) est aussi bénéficiaire du programme des cantines scolaires. Selon le témoignage de la directrice Solange Dossou, la communauté reconnait l’opportunité que constitue la cantine et participe à son fonctionnement.

Cuisine construite par les parents avec des foyers améliorés à l’Epp Atohoué (Bopa). Au fond en veste bleue, le Représentant Résident du PAM Guy Adoua écoute les explications d’un médiateur. Photo: Jonas Hounmanou

Sur place, l’on peut constater la cuisine construite par les parents et l’apport quotidien de bois pour la cuisine par les enfants. « Ce qui m’impressionne beaucoup, quand les enfants mangent ils s’adonnent plus au travail » témoigne la directrice de l’Epp Atohoué (Vidéo)

La directrice de l’Epp Atohoué (Bopa) parle de l’impact de la cantine sur les enfants

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