Économie locale : Vers une meilleure commercialisation des sous-produits du coton au Bénin

Les travaux de l’atelier pour l’élaboration du projet « Alternatives pour l’écoulement des sous-produits du coton et cultures auxiliaires en Afrique » pour le compte du Bénin sont ouverts mardi à Bénin Royal Hôtel à Cotonou.


Aboubacar Koisha,  le directeur adjoint du PAM lors de son intervention. Photo: Bismarck Sossa

Encore appelé « Au-delà du coton », ce projet qui mobilise l’attention du Programme alimentaire mondial (PAM), le ministère de l’agriculture du Bénin et des partenaires du Brésil vise potentiellement « à aider les petits producteurs de coton et les institutions publiques de quatre pays africains à commercialiser des sous-produits du coton et des produits issus de la production de cultures combinées du coton » a annoncé mardi Aboubacar Koisha,  le directeur adjoint du PAM basé au Togo.

Les quatre pays concernés sont le Bénin, le Mozambique, la Tanzanie et le Kenya. Les sous-produits identifiés dans le cadre du projet vont de l’huile de coton au niébé en passant par le maïs et le sorgho. L’idée est d’encourager chez les petits agriculteurs  la culture de produits alimentaires susceptible d’être combinés avec la culture du coton.

La production, l’utilisation et la commercialisation de ses sous-produits auront pour effet d’augmenter le revenu des petits exploitants agricoles (dont des femmes) mais aussi  d’améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le projet « Alternatives pour l’écoulement des sous-produits du coton et cultures auxiliaires en Afrique » répond à l’approche production locale prôné par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi) du gouvernement du Bénin mis en œuvre par le PAM.

Le Pnasi, au-delà de l’aspect lié au développement des cantines scolaires dans les écoles, favorise la production locale. En effet, l’option de nourrir les enfants sur la base des mets locaux offre une opportunité de marché d’écoulement pour les petits producteurs. Les cantines scolaires permettent au-delà des repas, de stimuler le développement économique du Bénin en créant un lien entre l’alimentation scolaire et la production locale.

Les cultures secondaires pour lesquelles le projet « Au-delà du coton » cherche des alternatives d’écoulement pourraient échouer dans les magasins du PAM si les vivres sont de qualité et compétitifs.

Pour tirer profit de ce projet, les partenaires tels que l’Agence de coopération brésilienne et le Centre d’excellence contre la faim du PAM au Brésil apporteront leurs expertises aux acteurs du secteur de l’agriculture au Bénin.

Dans l’intervention du directeur adjoint du PAM pour le Bénin et le Togo Aboubacar Koisha, il ressort que les partenaires de mis en œuvre de ce projet qui démarre en mars 2019 travailleront à :

  • La formation et le soutien des petits producteurs de coton pour la production et la commercialisation de sous-produits du coton et la commercialisation de cultures secondaires sur les marchés publics et privés
  • La sensibilisation et la fourniture d’un soutien technique aux agences publiques responsables de l’agriculture et des achats institutionnels dans les pays partenaires.

Le Bénin étant engagé pour l’atteinte des objectifs de développement durable notamment l’ODD 2 (Faim Zéro), ce projet qui vise à assurer la sécurité alimentaire tout en offrant des opportunités aux petits agriculteurs des moyens d’augmenter leurs revenus contribue non seulement à lutter contre la faim mais aussi à réduire les effets de la pauvreté dans les communautés.

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