PNASI | Le Gouvernement et le PAM apportent de l’eau potable dans certaines écoles du Bénin pour préserver la santé des apprenants

Dans le département du Plateau, de nombreuses écoles sont confrontées à un casse-tête quotidien pour s’approvisionner en eau potable et pouvoir préparer les repas des élèves dans de bonnes conditions. Parmi elles, celle de Igbodo-Oke-Odo, un village de la commune de Kétou, située à plus de 120 km de la capitale Cotonou.

 Séance de discussions entre les autorités. Photo: Makéba Tchibozo

Dans cette commune où les populations continuent de s’approvisionner en eau de ruissellement ou de marigots, les écoles de la localité n’échappent pas à cette réalité. A l’Ecole Primaire Publique (EPP) de Igbodo-Oke-Odo, ce sont les élèves filles et garçons qui assurent cette corvée quotidienne. Ils font tous les jours 2 Kilomètres à pied pour ramener de l’eau aux femmes cuisinières-volontaires qui assurent les repas des enfants. Cette même eau insalubre est également utilisée pour d’autres besoins de l’école comme le lavage des mains pour les enfants avant le repas de midi. « Tous les matins, en compagnie d’autres camarades de classe, je transporte ce bidon jaune de 10 litres pour les besoins de la cantine » affirme l’air décontracté Ezéckiel Fadikpè, élève en classe de CM2.

L’EPP de Igbodo Oké Odo, base du projet pilote d’approvisionnement des écoles en eau potable

Selon les explications de David Adomahoun, Assistant Program au PAM, c’est lors d’une descente d’une équipe de supervision dans cette école qu’il a été constaté que le seul point d’eau du village qui n’est en fait qu’un étang, servait de l’eau de boisson et de préparation des aliments pour les apprenants. « Face à cette situation choquante, le Gouvernement et le PAM ont décidé de trouver une solution d’urgence en dotant les écoles de citernes de 1000 litres qui seront approvisionnées en eau potable chaque semaine par le Groupement National des Sapeurs-Pompiers(GNSP) ».

Les sapeurs pompiers approvisionnant la citerne de l’EPP Alakouta. Photo: Makéba Tchibozo

L’objectif principal de ce projet est d’améliorer les activités des cantines scolaires à travers l’approvisionnement en eau potable des écoles bénéficiaires du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI). La phase pilote vient d’être lancée à l’EPP Alakouta dans la commune de Kétou par le Ministre des Enseignements Maternels et Primaire (MEMP) accompagné du Représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de l’Ambassadeur du Japon près le Bénin. D’un coût global de 26 millions de FCFA, cette première phase du projet concerne 50 écoles sélectionnées dans la commune de Kétou qui en compte 71 dont seulement 11 disposent d’un point d’eau.

Pour le Représentant du PAM, il est important de s’assurer que l’alimentation scolaire ne devienne une source de maladies pour les enfants mais plutôt une opportunité de développement. « Nous avons décidé de régler de façon urgente ce problème d’eau en attendant que les solutions durables ne soient trouvées. En faisant ainsi, nous mettons les enfants à l’abri des maladies et nous œuvrons pour le succès du PNASI à tous les niveaux. Nous devons également nous assurer que l’eau est fournie de façon régulière » a expliqué Guy Adoua.

Le Représentant du PAM testant une citerne. Photo: Makéba Tchibozo

L’arrivée des citernes d’eau est très appréciée. « Ce projet est un salut pour nous. Désormais, nos apprenants prendront de l’eau potable et ils seront à l’abri des maladies » ont déclaré les directeurs des EPP d’Alakouta et Igbodo Oké Odo. Avant l’installation de ces citernes d’eau, les cuisinières utilisaient des graines de moringa ou la pierre d’alun pour éclairer l’eau avant son utilisation. Une technique qui ne permettait pas de rendre l’eau potable pour la consommation. « L’eau est très vitale et nous vous remercions infiniment pour ce soulagement ».

Les opérations d’approvisionnement en eau constituent, à en croire Salimane Karimou, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, une réponse efficace à la problématique de l’eau en milieu scolaire qui n’occulte pas aujourd’hui les dimensions telles que la santé, l’alimentation, l’éducation, l’environnement. « L’eau reste une réplique idéale aux questions liées à la préparation des repas, à l’hygiène, à l’assainissement et à la promotion des jardins et champs scolaires. C’est pourquoi son inexistence en milieu scolaire pose un grand problème ». Tout en saluant l’engagement des Partenaires Techniques et Financiers pour l’atteinte des objectifs de ce projet, le Ministre a lancé un appel aux populations bénéficiaires pour la préservation de ce joyau.

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