Cantines scolaires | La communauté de Fingninkanmin (Dangbo) façonne les infrastructures du partenariat Pam-Choithrams

Il faut aller au contact des communautés pour comprendre combien certaines prennent au sérieux l’initiative des cantines scolaires. Exemple vu à l’Ecole primaire publique Fingninkanmin où les populations ont transformé les infrastructures offertes par le partenariat Pam-Choithrams en une œuvre d’art.

Une vue du réfectoire de l’Epp Fingninkanmin (Dangbo) réalisé dans le cadre du partenariat Pam-Choithrams. Photo: Jonas H.

Est-ce le plus beau réfectoire d’une école primaire publique à cantine scolaire? L’affirmative n’étonnerait pas. A Fingninkanmin, un village de la commune de Dangbo dans le département de l’Ouémé, les populations se sont mobilisées pour façonner les infrastructures offertes par le partenariat Pam-Choithrams à l’école primaire publique de la communauté.

Pour un rappel, l’organisation Choithrams est un partenaire du Programme alimentaire mondial (Pam) qui soutient le programme des cantines scolaires dans 20 écoles au Bénin en apportant des infrastructures. Les écoles éligibles ont l’opportunité d’avoir un réfectoire, une cuisine, un jardin, un moulin et un forage. Une série de réalisations pour mettre en avant l’approche intégrée du programme des cantines scolaires par des activités qui mettent en relation la communauté et l’école.

A Dangbo, la construction des infrastructures Choithrams de l’Epp Fingninkanmin a permis de révéler l’engagement de la communauté à s’approprier l’opportunité qui leur est offerte par la cantine scolaire. Cela se constate dans la beauté imprimée à leurs réalisations qui font la différence avec d’autres. « Si vous voyez de jolies infrastructures, c’est grâce aux parents d’élèves. Ils se sont rendus disponibles durant tous les travaux. Il y a des maçons du milieu qui ont travaillé, le peintre, le menuisier bref, c’est grâce aux artisans du milieu que nous avons ce résultat » justifie Dah Kindji Pierre, le directeur Epp Fingninkanmin.

La cuisine où sera préparé le repas des enfants. Photo: Jonas H

L’engagement de la communauté de Fingninkanmin autour de la cantine scolaire est le résultat de l’impact social du programme sur les enfants. « Les enfants mangent à l’école à midi, se reposent et ne reviennent à la maison qu’à 17 heures. Plus de soleil, plus de maladies et les parents sont libres pour leurs activités » commente Cécile Kodjovi, une mère d’enfant à l’Epp Fingninkanmin soutenue par Bénédicte Kindjinnou qui ajoute être contente des réalisations du partenariat Pam-Choithrams qui viennent renforcer la cantine de l’école. « Nous allons préserver ces infrastructures pour montrer à nos donateurs qu’ils n’ont pas tort de l’offrir à nos enfants » s’engage Bénédicte Kindjinnou, présidente d’une association de femme dont des membres sont cuisinières à la cantine.

L’engament de la communauté de Fingninkanmin est un exemple qui pourrait inspirer d’autres écoles à cantine de la commune de Dangbo et ailleurs. Le partage des expériences de participation communautaire favorisera une meilleure appropriation du rôle des bénéficiaires pour la réussite du programme. D’ailleurs, le directeur soutient que les parents participent au fonctionnement de la cantine « C’est le lieu de les féliciter par rapport à la participation à la cantine. Les enfants payent ici. Tout au moins près de 80% payent tous les jours » a dit Dah Kindji Pierre.

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