Les violences sur le genre au cœur des échanges de la 9e édition du projet JUCVFF

Après la campagne de sensibilisation sur le maintien de la paix en milieu universitaire à travers le projet Étudiants gardien de la paix (Etugap), le premier journal numérique des étudiants de l’Afrique de l’ouest, Le Révélateur, est encore revenu en première page ce vendredi en organisant sa 9e  édition de la journée universitaire de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (JUCVFF).

Une vue des participants à la rencontre.

Cette célébration qui vise à contribuer au recul des actes de violence à l’égard des femmes, s’est tenue dans la salle du Centre autonome pour le volontariat, l’entreprenariat, la recherche et les innovations de l’Université d’Abomey-Calavi (CVERI-UAC).

Violences faites aux femmes et aux filles : quelle conscience judicieuse pour échapper à la victimisation ? C’est ainsi que s’intitule le thème qui a permis aux participants et à la communicatrice de nourrir les échanges. Dirigé par la marraine de l’événement, Marie Chantal Assogba, experte en genre et développement, plusieurs cas de violence tels que la mutilation génitale féminine, la prostitution et le mariage forcé, l’incitation des mineurs à la débauche, le harcèlement sexuel, les viols conjugaux, et biens d’autres ont été évoqués lors des discussions.

Dans son allocution, le directeur de publication du journal Le Révélateur, Staniswice Hounga, a fait savoir que les violences à l’endroit des femmes et des filles trouvent leurs racines dans celles de la domination masculine. Pour lui, «les inégalités entre les genres ne sous entendent que, la culture du viol est un déséquilibre du pouvoir». Il poursuit qu’ «aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violences des droits humains la plus répandue, le plus persistante, et la plus dévastatrice dans le monde. Elle demeure également la moins signalée en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment du contre et du pour».

Face à une telle assertion, l’experte quant à elle, n’a pas manqué d’éclairer l’assistance sur la Loi n° 2003-03 du 03 mars 2003 portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines en République du Bénin et celle N° 2006-19 du 5 septembre 2006 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin. Selon elle, les violences infligées à la femme ont un impact sur tous les plans de sa vie. Et c’est justement la raison pour laquelle l’experte Marie Chantal Assogba invite toute personne à poser des pas pouvant concourir à l’extinction de ce fléau dont est victime la quasi-totalité des femmes. Car bien qu’ayant des textes, l’action de lutte s’avère nécessaire. Toutefois, elle souligne qu’«il est temps pour chaque femmes de prendre ses responsabilités en menant des actes contre ces formes de violence».

La journée universitaire de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (JUCVFF), faut-il le rappeler, est en adéquation avec la journée internationale de la femme célébrée tous les 08 mars.

Par Marius Assogba (Contributeur)

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