Cantines scolaires au Bénin : Toujours de la motivation et plus d’engagement pour le succès du Programme national d’alimentation scolaire au Bénin

C’est la fin ce vendredi de l’atelier bilan de la première année de mise en œuvre du Programme national d’alimentation scolaire intégré (PNASI). Les acteurs impliqués dans le développement du programme ont proposé des pistes de solutions pour faire du PNASI un programme durable au service de l’éducation des enfants et du développement humain.

Guy Adoua, Représentant Résident du PAM au Bénin à l’atelier bilan le 26 juillet 2018. Photo: Ferry Sossa.

« Investir dans les enfants, c’est investir dans l’avenir ». Le Représentant Résident du Programme alimentaire mondial (Pam) Guy Adoua l’a rappelé à tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Programme national d’alimentation scolaire intégré (PNASI) convié à l’atelier bilan de la première année de l’initiative gouvernementale. Pendant deux jours, divers acteurs ont échangé sur les progrès, les opportunités, les obstacles, et déterminer les approches de solution pour relever les nouveaux défis qui s’imposent au programme.

« Nous avons discuté et on peut retenir deux choses. C’est comment faire pour mieux avancer dans ce programme surtout en rapport avec le fonctionnement du programme lui-même, mais aussi ce qu’il faut faire pour que cela soit un programme durable » a résumé le Représentant du Pam à la clôture de la rencontre tout en rappelant aux divers acteurs leurs rôles dans la réussite du PNASI. « Pour nous, ça nous rassure du programme et notre devoir en tant que Pam c’est de composer avec vous (les acteurs) pour que cela soit un succès. Le Pam seul ne peut rien, le Pam seul avec son expérience et ses idées ne peut pas arriver à atteindre ses objectifs » a confié Guy Adoua à l’assistance.

Une vue de la salle au cours des travaux. Photo: Ferry Sossa.

Dans la pratique, l’atelier bilan a permis d’identifier, de déterminer, de proposer des approches pour améliorer la mise en œuvre du programme tant dans le développement des cantines scolaires mais aussi dans le développement des différents volets intégrés au programme. »Les idées sont là ! Il faudrait les  mettre en ordre, il faut bien les catégoriser, il faut bien les structurer, il faut les mettre dans un agenda sinon en les laissant pêle-mêle on aura du mal à savoir où commencer et où s’arrêter » a remarqué le responsable du Pam/Bénin.

« Les recommandations et résolutions issues de la rencontre ne seront pas ranger dans les tiroirs » a confié Alice Mingninou, la directrice adjointe de cabinet du ministère des enseignements maternel et primaire pour manifester l’engagement de son département pour le succès du PNASI qui favorise des investissements dans l’éducation et dans le capital humain. Une approche du gouvernement pour la réalisation des objectifs de développement durable notamment les ODD 2 (Faim Zéro) et ODD 4 (Education de qualité).

 

Ils étaient à l’atelier bilan et ont dit….

Cheikh Sourang, Conseiller du PAM. Photo: Ferry Sossa

C’est un programme qui est important pour le Bénin et aussi pour la communauté internationale dans le cadre des efforts pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable. On tient là un programme d’alimentation scolaire sur la base des produits locaux qui permet d’avoir un impact sur différents objectifs. Cela à voir avec l’éducation, la santé, la nutrition, le genre, l’environnement, l’agriculture et j’en passe…Donc si vous raisonner en termes d’Objectifs pour le développement durable, vous tapez d’une pierre plusieurs coups de l’ODD 1 à l’ODD 10 sans oublier l’ODD 17 sur les partenariats. Ce qui est intéressant ici c’est que ça présente le Bénin comme une vitrine. 

 

William Affif, Chef programme du Pam au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre. Photo: Ferry Sossa

Commençons déjà par les points positifs parce qu’en un an il y énormément de choses ont réussi à être mise en place parce qu’avec 1579 écoles, il y beaucoup de défis à tous les niveaux. Maintenant, il y a une sorte de consensus sur le besoin de mise à  l’échelle et aussi d’arriver aux points faibles qui ont été constatés à tous les niveaux. Déjà le plus important pour moi c’est le leadership, le financement, le consensus des acteurs au niveau multisectoriel. Je crois que les deux jours ont réellement démontré qu’il y avait une volonté de réussir.

 

Alice Mingninou, Directrice adjointe de cabinet du MEMP. Photo: Ferry Sossa

Nous avons eu toute une gamme de recommandations mais qu’il convient de revisiter. C’est en cela qu’il a été proposé qu’un comité soit mis en place pour prendre en compte toutes les idées qui ont été agitées au cours de cet atelier, pour pouvoir établir un chronogramme défini pour définir qu’est-ce qu’on peut faire dans le cadre de ce programme à court, moyen et long terme.

 

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